icon vimeofacebook

Emmanuel Valencia


3.png
Emmanuel Valencia V.


(1946-2020)

Born in Tagudin, Ilocos Sur on December 25, 1946

First vows on June 29, 1966

Ordained priest on December 30, 1971

Missionary in Indonesia 1972 to 2020

He died in Baguio City (RP) on February 4, 2020 at the age of 73.

On January 16, 2020 I visited Noel Valencia for the 4th time in the Sacred Heart Hospital, Baguio City. This visit was very crucial for him and for me as CICM. I must admit with humility that this is the first time that we were able to talk from our hearts. During that visit Fr. Noel was able to express to me two of his dreams.

This is the first: ―My dream he said, ―was to die in the mission where I learned to integrate into the life of the people. I would have wanted to die among the people whom I learned to value and who also learned to appreciate me, accepting them the way they are, as my brothers and sisters. I left for the mission in 1972 with one clear basic orientation, namely, to love and respect the people, accepting the way they are, their process and rhythms and never imposing mine: my ideas, religion and the philosophy of life. As he narrated his experience, I noticed that he was living very close to his people and had become part of the life of the people. His life as a missionary indeed was so near to what Pope Francis said about the true shepherd: he has the smell of the sheep.

Fr. Noel, indeed, was a real shepherd. He had the heart of a pastor. The shepherd missionary dreamt he would die in Indonesia, but God had other plans, as we say man proposes and God disposes. God’s plan indeed was painful and very, very hard for Fr. Noel to digest. “God has uprooted me and now he planted me here in the hospital. This is my mission now” he said. As we continued talking, he said “I am still coping with this reality. Little by little I will be able to get through with it and to integrate the pain in my process of letting go and certainly your visits help me a lot. So, I thank you”.

Fr. Noel’s sharing continued: “My second dream was to live in community as CICM brothers”. For some time, Fr. Noel had a positive and meaningful community life with three elderly (60 years and above) CICM confreres in the Parish of the Immaculate Heart of Mary, Makale, Tana Toraja. They prayed, ate, planed, evaluated, recreated together. His work was in the barrios. This was his first mission experience outside his home country as a young missionary priest. He still felt the nostalgia of living in community. From this experience he singled out one confrere who became very special to him, the late Fr. Carlos Noldus, a Dutch confrere, who became for him a real friend. He was able to open up to him since Fr. Carlos offered him a safe place to be himself and to grow and work. Fr. Carlos became his younger brother’s keeper and helper. Unfortunately, Fr. Carlos had to go back to Holland because of health condition and before leaving he told a word that stayed with Noel: “I am going to Holland, I am leaving you here and I bring you with me as my brother”. This was Fr. Noel’s second dream.

After this beautiful missionary experience, he said that never again he had the experience of living in CICM community. These are his words I remember: “I live in the parish with priests from another congregation. I sometimes felt isolated from my confreres and also, at times, I thought I felt treated as a second-class confrere. This is my greatest pain”.

Somehow, he had another glimpse of community life for the last three years (2015-2018) before coming for vacation, hoping to go back as soon as possible to his loving people in Indonesia but that was not the case. He was surprised by a deadly illness, cancer. As he related to me this story he was in tears. He was living with a CICM confrere Lammarudut, his parish priest in the parish of Saint Bernadet, Ciledug. He felt so bad because he was leaving him all alone to face the problems of the parish. And I said You are in tears. He replied, “Yes, because he is alone. We have not yet started the construction of the church. He is a good confrere. We understood one another”.

At the end of our conversation, I asked him: What would be your last message to us, your CICM confreres? Fr. Noel Valencia was a man of few words. So, when he says something we have to listen well because he is saying indisputable truth. To my question he answered simply: BE REAL CONFRERES.

Excerpt from the homily delivered by Fr. Alex Ulpindo, during the funeral Mass for Fr. Noel Valencia held at the Home Sweet Home Chapel in Baguio on 10 February 2020.

Le 16 janvier 2020, je me suis rendu pour la quatrième fois au chevet du Père Noel Valencia à l’Hôpital du Sacré Cœur de Baguio. Cette visite a été cruciale pour lui comme pour moi en tant que confrères CICM. Je dois reconnaitre humblement que ce fut la première fois que nous fumes capables de parler cœur à cœur. Pendant cette visite, le Père Noel a été capable de me dévoiler deux de ses rêves.

Voici le premier : ―Mon rêve me dit-il était de mourir dans la mission où Je m’étais graduellement intégré dans la vie des gens que j’avais appris à apprécier et qui avaient appris à m’apprécier. Je les acceptais pour ce qu’ils étaient, comme mes frères et mes sœurs. Je suis parti en mission en 1972 avec un objectif clair, à savoir, aimer et respecter les gens, les accepter tels qu’ils sont avec leurs processus et leurs rythmes sans leur imposer mes idées, ma religion ou ma philosophie existentielle. Au fur et à mesure qu’il me racontait l’expérience qui avait été la sienne j’ai compris à quel point il était proche des gens et qu’il faisait partie de leur vie. Son existence, en tant que missionnaire, était fort semblable à ce que le Pape François décrit comme étant celle d’un authentique pasteur : il porte sur lui l’odeur de ses brebis.

Le Père Noel était un authentique pasteur. Il avait le cœur d’un pasteur. Et ce missionnaire, bon pasteur, rêvait de mourir en Indonésie. Dieu avait d’autres plans pour lui. Souvent nous disons l’homme propose et Dieu dispose. Ce plan de Dieu fut très pénible et a exigé un énorme effort de la part du Père Noel pour l’accepter. “Dieu m’a déraciné et m’a planté ici maintenant, dans cet hôpital. C’est devenu ma mission ” disait-il. Il a reconnu qu’il avait encore énormément de difficultés à assumer cette nouvelle situation. Je parviendrai petit à petit à accepter cette situation et à intégrer cette souffrance dans ma démarche de renoncement. Tes visites me sont d’un grand secours pour y arriver et je t’en remercie.

Le Père Noel a continué son partage en disant : “Mon deuxième rêve était de vivre dans une communauté comme des frères CICM”. Le Père Noel a expérimenté une vie communautaire significative et riche avec trois confrères CICM âgés (60 ans et plus) dans la Paroisse du Cœur Immaculé de Marie, à Makale, Tana Toraja. Ses confrères et lui priaient, mangeaient, faisaient des projets qu’ils évaluaient et prenaient du temps ensemble pour se détendre. Son travail se faisait dans les Barrios. C’était sa première expérience d’une mission en tant que jeune prêtre missionnaire en dehors de chez lui. Il était encore rempli de nostalgie et de désir de vivre dans une communauté. Cette expérience lui a permis de rencontrer un confrère qui lui est devenu très cher : feu Père Carlos Noldus, un confrère hollandais qui est devenu pour lui un authentique ami. Il parvenait à lui parler ouvertement car le Père Carlos lui avait offert un lieu sécurisé où il pouvait être lui-même, s’épanouir et travailler. Le Père Carlos est devenu le gardien et le soutien de son jeune confrère. Malheureusement le Père Carlos a dû retourner en Hollande à cause de problèmes de santé. Mais avant de partir il a dit une phrase à Noel qui lui est restée gravée dans le cœur : “Je pars en Hollande, je te laisse ici mais je te prends avec moi comme mon frère”. C’était cela le deuxième rêve du Père Noel.

Après cette très belle expérience missionnaire, il ajouta qu’il n’avait plus jamais connu la joie de vivre dans une communauté CICM. Je me souviens très bien des mots qu’il a utilisés : “J’ai vécu dans la paroisse avec des prêtres appartenant à une autre congrégation. Je me sentais parfois isolé et loin de mes confrères et à d’autres moments je me sentais traité comme un confrère de deuxième catégorie. C’était ma plus grande souffrance ”.

Toutefois, il a connu une autre expérience de vie communautaire pendant les trois dernières années (2015-2018) avant de venir en congé et en espérant de retourner aussi vite que possible chez ses chers fidèles en Indonésie, mais cela ne fut pas possible. Le cancer, maladie mortelle, a déjoué son rêve. En me racontant son expérience il était en larmes. Il vivait avec un confrère CICM Lammarudut, le curé de la Paroisse de Saint Bernadet, Ciledug. Il était tellement malheureux de le laisser seul à devoir affronter les problèmes de la paroisse. Et lorsque je lui ai fait la remarque qu’il était en larmes il m’a répondu :   “Oui, parce qu’il est tout seul. Nous n’avons pas encore commencé la construction de l’église. C’est un bon confrère. Nous nous entendions bien ”.

À la fin de notre échange je lui ai demandé quel message il aimerait nous léguer à nous, ses confrères CICM. Le Père Noel Valencia était un homme de peu de mots et donc quand il parlait, il fallait écouter attentivement car ce qu’il disait était incontestablement la vérité. À ma question il a simplement répondu : SOYEZ D’AUTHENTIQUES CONFRERES.

Extrait de l’homélie donnée par le Père ALEX ULPINDO, au cours des funérailles du Père Noel Valencia dans la chapelle du « Home Sweet Home » de Baguio le 10 février 2020.




Read 144 times Last modified on Friday, 15 May 2020 13:48

Leave a comment

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.

The use of a cookie is a must-have for the quest to be a favorite of all serviced offerings. The accessibility of these services and the use of the service involves the use of the cookie