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Mar 17 2021

Gilbert Van Gansberghe

Gilbert Van Gansberghe (1925-2020) ( texte français en bas)
Born in Zottegem (B) on December 7, 1925
First vows on September 8, 1944
Ordained Priest on December 8, 1949
Missionary in Japan and Belgium
Died in Torhout (B) on November 6, 2020, at the age of 94.

The last thing we heard from Fa­ther Gilbert was his calm breathing. He could neither drink nor eat. From time to time, his lips were wet. What was left of him was his breath. A quiet breath of someone who had accomplished everything. He put his spirit and breath of life into the hands of the Father, who had given them to him.

Father Gilbert followed the ordi­nary path of CICM Formation of his time. In 1943, he did his Novitiate in Zuun, and then spent two years of philosophy, and four years of theology in Scheut and Leuven, respectively. During his fourth year of theology, he was ordained a priest, not in August with like his classmates, but in December, upon reaching the canonical age of 24.

Before leaving for his mission in Japan, he was sent to the Catholic University of Leuven (1950-1952), where he obtained a licentiate in political and social sciences.

After a year of language studies in Nibuno, he began his missionary and pastoral work in 1953. Father Gilbert was a man of direct parish pastoral care. The latter was the main thread of his life, which was interrupted only twice, for his studies at the Osaka University to obtain a master’s degree in Eco­nomics (1961-1963) and to serve as Superior of the Province of Japan (1989-1995).

Even in his apostolate, he fol­lowed the ordinary path: first as vicar in Ikuno and Toyooka, then as a parish priest in Nibuno, with the second task of teaching Japanese to the newly arrived confreres. He was so gifted that he was always one step ahead. He knew what he wanted.

From 1964 to 1989, Father Gilbert served as parish priest in the “big” parishes served by Scheut: Okayama, Matsubara (Tokyo), and Himeji. He searched for baptismal candidates from house to house by motorcycle with zeal.

He was not only a pastor but also a born manager. He was not afraid of making radical decisions and managed money with a secure hand. In Himeji, he co-founded the local department of inochinodenwa, a permanent telephone counseling service, and provided space for it in the church itself.

In 1989, he was appointed Pro­vincial Superior. He would have preferred to stay in the parish, but he always remained in a good mood, even in difficult situations of conflicts. The confreres testify that they never heard Gilbert speak ill of anyone.

After his term as Provincial Su­perior, Gilbert was called by the Bishop of Hiroshima to become a vicar at the cathedral. For 12 years and with great motivation, he ful­filled this task and bore fruit. He meticulously mentioned the people he had visited and those who were candidates for baptism.

In 2007, a young Indonesian confrere took over his duties. At the age of 82, Father Gilbert let go of the reins and returned to Nibuno, this time to rest.

In 2008, he returned perma­nently to Belgium. He was first a member of the community of Kortrijk for 9 years and then joined the community of Torhout since 2017. He had always been up to date but suddenly became hard of hearing. Fortunately, he could use his computer until the last days and keep in touch with the whole world.

When he was diagnosed with cancer of the esophagus, Father Gilbert was entirely overwhelmed by it. He died peacefully and without much pain at home in Torhout. He accomplished every­thing, but his work is not finished.

May the Spirit that inspired and made of him a fiery missionary live on in each one of us.

Werner Lesage
============= Français

Gilbert Van Gansberghe (1925-2020)

Né à Zottegem (B) le 7 décembre 1925
Premiers vœux le 8 septembre 1944
Ordonné prêtre le 8 décembre 1949
Missionnaire au Japon et en Belgique
Décédé à Torhout (B) le 6 novembre 2020 à l’âge de 94 ans.

La dernière chose que nous avons entendu du Père Gilbert était sa respiration calme. Il ne pouvait plus boire et ne parvenait plus à manger. De temps en temps, ses lèvres étaient humidifiées. Ce qui restait de lui était son souffle. Un souffle tranquille de quelqu’un qui avait tout accompli maintenant. Et puis il a remis l’esprit et son souffle de vie entre les mains du Père qui les lui avait donnés.

Le Père Gilbert a suivi le processus normal de la Formation CICM de son temps. En 1943 : noviciat à Zuun, deux ans de philosophie et quatre ans de théologie à Scheut et Leuven. Au cours de sa quatrième année de théologie, il fut ordonné prêtre, non pas en août avec les confrères de sa promotion, mais en décembre, après avoir atteint l’âge canonique de 24 ans.

Avant de partir pour sa mission au Japon, il est envoyé à l’Université catholique de Leuven (1950-1952) où il obtient une candidature en sciences politiques et sociales.

Après une année d’études de langue à Nibuno, il commence sa tâche missionnaire-pastorale en 1953. Le père Gilbert fut un homme de la pastorale paroissiale directe. Cette dernière était le fil rouge de sa vie qui n’a été interrompu que deux fois, pour raison d’études à l’Université d’Osaka pour obtenir une maîtrise en économie (1961-1963) et pour servir comme Supérieur de la Province du Japon (1989-1995).

Même dans son apostolat, il a suivi la voie normale : d’abord vi­caire à Ikuno et Toyooka, ensuite curé à Nibuno, avec comme deu­xième tâche l’enseignement du ja­po­nais aux confrères nouvellement ar­rivés. Il était si doué qu’il avait tou­jours une longueur d’avance. Il sa­vait ce qu’il voulait.

À partir de 1964, le Père Gilbert a commencé une période de 25 ans en tant que curé dans les « grandes » paroisses desservies par Scheut : Okayama, Matsubara (Tokyo) et Himeji. À moto, il allait à la recherche des catéchumènes de maison en maison avec zèle.

Il n’était pas seulement un pas­teur, mais aussi un gestionnaire né. Il n’avait pas peur de prendre des décisions radicales. Il a géré l’argent d’une main ferme. À Himeji, il a cofondé le département local de inochinodenwa, un service téléphonique permanent de counseling, et mettait un espace à la disposition de ce projet dans l’église même.

En 1989, il a été nommé Supé­rieur provincial. Il aurait préféré rester dans la paroisse mais il est resté toujours de bonne humeur même dans des situations difficiles de conflits. Les confrères témoi­gnent qu’ils n’ont jamais entendu Gilbert parler du mal de quelqu’un.

Après son mandat comme Supé­rieur provincial, il a été appelé par l’évêque de Hiroshima pour devenir vicaire dans sa cathédrale. Pendant 12 ans et très motivé, Il a rempli cette tâche avec succès. Il mentionnait méticuleusement les personnes qu’il avait visitées et celles qui étaient candidats au baptême.

En 2007, un jeune confrère in­donésien a pris ses fonctions. Le père Gilbert, à 82 ans, a lâché les rênes et est retourné à Nibuno, cette fois pour se reposer.

En 2008, il rentre définitivement en Belgique. Il a été d’abord membre de la communauté de Kortrijk (9 ans) et ensuite de celle de Torhout depuis 2017. Lui, qui avait toujours été au courant de l’actualité, deve­nait soudainement dur d’oreille. Heureusement, il a pu se servir de son ordinateur jusqu’aux derniers jours et est resté connecter au monde entier.

 Lorsqu’il a été diagnostiqué du cancer de l’œsophage, le père Gilbert en était complètement abattu et en est décédé paisiblement sans trop de douleur, à la maison à Torhout. Il a tout accompli, mais son travail n’est pas fini.

Que l’esprit qui l’a inspiré et fait de lui un missionnaire fougueux vive en chacun de nous.

Read 47 times Last modified on Wednesday, 17 March 2021 16:05

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