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Mar 17 2021

Jan van der Burght

Jan van der Burght(1934-2020) (Texte français en bas)

Born in 's-Hertogenbosch (NL)on January 21, 1934, First vows on May 1, 1954, Missionary in the Netherlands, Died in Teteringen (NL) onSeptember 30, 2020 at the age of 86.

During the funeral service, the Gospel reading was the story of Lazarus's death and resurrection (Jn 11:11-17). The meditation that follows starts from this theme: “Our brother is dead, Lord”. Lazarus's death brought great sadness to the hearts of his sisters Martha and Maria, who must have regretted it. It is what we Scheutists can say today: “Brother Jan is dead, Lord”. He is no longer...

Jan came from a family of five children, of which he was the eldest and the first to die. The other four children now also say with great sadness: “Our brother Jan has died”.
“My brother has died, Lord, he is no longer...” “He is no more”, says the song. Yes, Jan is no longer with us as he was before. But can we dare to believe the other words of the Gospel where Jesus says: “Whoever believes in me will live forever”.

We, men and women, try to give meaning to life and death. We are confronted with our limitations, sickness, and death. And in this respect, we can certainly learn a lot from Jan.

We can say that he has shown a lot of care and attention in his life. In addition to the household tasks, he was a cook for seven years, first in our community of Nijmegen and then in De Lutte. He was very concerned about the welfare of his sick and aging confreres. Until the last hours before their death, he cared for, accompanied, and supported many confreres, together with Sister Hieronyma. I was there when he cared for months during the long and painful illness of our confrere Gerard Jacobs who had returned from the mission with bone cancer.

He did everything in the simplest but essential details, making sure that the sick person always had something to eat and drink. Jan took care of everything the ill persons needed and made sure they had something to eat and drink. And Jan did it until the end. The last things he could do, like moistening his lips, Jan did. It was in his nature. He had a strong ability to feel how he could take care of others.
When he was Councilor of the NL Province (1972-1995) and Treasurer of Sparrendaal community in Vught (1969-1998), Jan proved to be a competent and prudent man. Apart from his care for the sick, Jan regularly visited the confreres who were received and cared for outside Sparrendaal, and he followed them closely. Not everyone appreciated his attitude. For some, Jan was rather curious and disturbing, and others found it difficult to accept him.

However, Jan stuck to his way of doing things and did not want to give or leave anything in others' hands. His mission in Scheut was to be of service. What we can and should say about him is that he was helpful. He was ready for others. That is how he served the Congregation and the confreres. All these years, he was at the service of Scheut in the houses and communities of the Netherlands. Especially in Sparrendaal, Vught, he received confreres and visitors. All visitors knew Brother Jan, and Jan knew the visitors by name.
He did his work with all his heart and soul. He never worked as a missionary outside his own country. It hurt him when a confrere, who did not know him, asked him, “Where have you been for mission”? Jan had difficulty answering such a question, and he suffered from it as if he had only been a second-class missionary.

As I have already told you, Jan used to care for others and deal with others’ sickness and death. On the other hand, Jan had more problems accepting his aging and illness. I think it was challenging for him to accept his declining health and limitations. He had health problems for a long time, especially with his feet, and he did not seek treatment. This attitude continued even when he was already much sicker than we thought.
“My brother is dead, Lord... He is no more”. Jan fought his battle. It is true. And he did so until he could no longer continue to serve others and gave up all the things he cared for so faithfully.
His life of service is over. Jan worked with the talents that God gave him. We can say with great confidence that Jan, upon arrival at Peter's door, heard the voice of God: “You have been faithful in the handling of your talents. Come into the house of your Lord”. ■
Henk Kaal
=================== Français 

Jan van der Burght (1934-2020), Né à 's-Hertogenbosch (NL) le 21 janvier 1934, Premiers vœux le 1er mai 1954, Missionnaire aux Pays-Bas, Décédé à Teteringen (NL) le 30 septembre 2020 à l’âge de 86 ans.

L’Évangile pendant le service fu­nèbre était l'histoire de la mort et de la résurrection de Lazare (Jn 11, 11-17). La méditation qui suit part de ce thème : « Notre frère est mort, Sei­gneur ». La mort de Lazare a apporté une grande tristesse dans le cœur de ses sœurs Marthe et Marie, qui ont dû le regretter. C’est ce que nous, Scheu­tistes, pouvons dire aujour­d'hui : « Frère Jan est mort, Sei­gneur ». Il n'est plus...

Jan était issu d'une famille de cinq enfants, dont il était l'aîné et le pre­mier à mourir. Les quatre autres en­fants disent maintenant aussi avec une grande tristesse : « Notre frère Jan est mort ».

« Mon frère est mort, Seigneur, il n'est plus... » « Il n’est plus », dit la chanson. Oui, Jan n'est plus présent parmi nous comme il l'était aupara­vant. Mais pouvons-nous et osons-nous croire à ces autres paroles de l'Évangile où Jésus dit : « Celui qui croit en moi vivra éternellement ».

Nous, hommes et femmes, es­sayons de donner un sens à la vie et à la mort. Nous sommes confrontés à notre finitude, à la maladie et à la mort. Et à ce propos, nous pouvons certainement apprendre beaucoup de Jan.

Nous pouvons dire qu'il a fait preuve de beaucoup d'attentions et de soins dans sa vie. En plus des tâches ménagères qu'il a effectuées au fil des années, il a été cuisinier pendant sept ans, d'abord dans notre communauté de Nimègue, puis celle De Lutte. Il était très soucieux du bien-être de ses confrères malades et vieillissants. Jusqu'aux dernières heures avant leur mort, il a soigné, accompagné et soutenu de nom­breux confrères, avec la sœur Hieronyma. J'étais là lorsqu'il s'est occupé pendant des mois de la longue et douloureuse maladie de notre confrère Gerard Jacobs qui était revenu de la mission avec un cancer des os.

Il faisait tout dans les détails les plus simples mais importants détails : s'assurer que la personne malade ait toujours quelque chose à manger et à boire.  Jan s’est occupé de tout ce dont la personne malade avait besoin. Et Jan l'a fait jusqu'à la fin. Les der­nières choses qu'il pouvait faire, comme humidifier les lèvres, Jan les a faites. C'était dans sa nature. Il avait une forte capacité à sentir comment il pouvait prendre soin des autres.

Quand il était Conseillé de la Pro­vince de NL (1972-1995) et Économe de Sparrendaal à Vught (1969-1998), Jan s'est montré un homme compé­tent et prudent. En dehors de ses soins aux malades, Jan rendait régu­lièrement visite aux confrères qui étaient accueillis et soignés en dehors de Sparrendaal et il les suivait de près. Tout le monde n'a pas apprécié cela. Certains trouvait Jan curieux et dérangeant et d’autres ont eu des dif­ficultés à l’accepter.

Jan, cependant, s'en tenait à sa fa­çon de faire et ne voulait pas donner ou laisser quoi que ce soit aux mains d'autres. Sa mission à Scheut a été de rendre service. Ce que nous pouvons et devons dire de lui, c'est qu'il était serviable. Il était prêt pour les autres. C'est ainsi qu'il a servi la Congréga­tion et les confrères. Toutes ces an­nées, il fut au service de Scheut dans les maisons et les communautés des Pays-Bas. C'est surtout à Sparrendaal, à Vught, qu'il a reçu des confrères et des visiteurs. Tous les vi­siteurs connaissaient le Frère Jan et Jan connaissait les visiteurs par leur nom.

Il a fait son travail de tout son cœur et de toute son âme. Il n'a ja­mais travaillé comme missionnaire hors de son pays. Cela lui faisait mal lorsqu'un confrère, qui ne le connais­sait pas, lui demandait : "Où as-tu été pour la mission ? Jan avait du mal à répondre à une telle question et il en a souffert, comme s'il n'avait été qu'un missionnaire de second ordre.

Jan était, je vous l'ai déjà dit, habi­tué à s'occuper des autres et à s'occu­per de la maladie et de la mort des autres. Jan, en revanche, avait plus de problèmes à accepter son propre vieillissement et sa propre maladie. Je pense qu'il lui était très difficile d’accepter sa santé faiblissante et ses limites. Pendant longtemps, il a eu des problèmes de santé, en particu­lier aux pieds et n'a guère cherché à se faire soigner. Cette attitude a con­ti­nué même lorsqu’ il était déjà beau­coup plus malade que l’on pensait.

« Mon frère est mort, Seigneur... Il n'est plus ». Jan a mené son com­bat. C'est vrai. Et il l'a fait jusqu'à ce qu'il ne puisse plus être capable de continuer de servir les autres et qu'il abandonne toutes les choses dont il s'occupait si fidèlement.

Sa vie de service est terminée. Jan a travaillé avec les talents que Dieu lui a donnés. Nous pouvons dire avec une grande confiance que Jan, à son arrivée à la porte de Pierre, a entendu la voix de Dieu : « Tu as été fidèle dans la gestion de tes talents. Viens dans la maison de ton Seigneur ». ■

Henk Kaal
Read 47 times Last modified on Wednesday, 17 March 2021 16:02

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