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Mar 17 2021

Lode Wostyn

Lode Wostyn. (1937-2020) (texte français en bas)
Born in Tield (B) on October 17, 1937
First vows on September 8, 1960
Ordained Priest on August 4, 1963
Missionary in the Philippines and in Belgium
Died in Torhout (B) on October 2, 2020
at the age of 82.

Father Lode was the eldest son in a family of eight children. He studied humanities at St. Joseph's College in Tielt, where he excelled as in academics as a student and was a champion runner in 400-meter race. In 1956, he went to the Major Seminary of Bruges, and after a year of philosophy, he was sent to Leuven to obtain a degree in biology. He graduated with great distinction, but Lode then decided to join the CICM missionaries.

After studying theology in Scheut and Leuven, Lode was sent to the Catholic University of Lyon by his Superiors to obtain a licentiate and a doctorate in theology. The Second Vatican Council had already begun and sig­nificantly influenced his thinking and actions.

In September 1968, he was sent to the Philippines, passing through the USA for a short English course. Upon his arrival in the Philippines, Lode first became a professor at San Carlos Seminary in Manila, and shortly after he taught at Maryhill School of Theology and other theological institutes. He later became director of the Institute of Philosophy and Re­ligion at Saint Louis University in Baguio. In 2015, Father Lode re­turned to Belgium for good.

Let us try to describe who Father Lode was. To be a missionary, a re­ligious, and a priest was his voca­tion. He wanted to live this vocation as a theologian and professor of theology. He was comfortable with many theological themes, from liberation theology to missiology. Christology and Ecclesiology fasci­nated him the most. We can say with great confidence that Lode spent his entire life asking the ques­tion that Jesus asked his disciples: “Who do you say I am?”.

Lode was very critical and did not like pious and sentimental theories. Jesus and the Church were dear to his heart. Unfortunately, there is still no perfect Church. Per­haps that's why he considered him­self to be the "angry theologian." Yet his enthusiasm inspired hun­dreds of laypeople, religious and seminarians to know Jesus better and to make the Church more beau­tiful.

A former colleague described him as a faithful disciple of Jesus of Nazareth and the Kingdom of God; a servant of the Church of the Poor; a good-humored, pleasant, and good friend of colleagues and stu­dents; author of many books and essays on theology. A former stu­dent wrote: "Thank you, Father Lode, for your knowledge and pas­sion and for simply being yourself as a professor of theology. Thank you for being so professional and for the many anecdotes and the at­mosphere you always created during your lessons.

But Lode was more than just a professor of theology. As a missionary, he wanted to be close to the people. When he arrived in the Philippine national language, he spared no effort to understand and speak Tagalog, the Philippines' national language. He was proud to teach in the national language. His excellent knowledge of Tagalog brought him closer to the people and allowed him to communicate with them. On the weekends, he helped our confreres in the parishes around Manila and participated in the Eucharistic celebrations in Tagalog. He enjoyed visiting confreres during the long summer vacations in the remote mission posts in the mountains. In this way, he got to know the Filipino soul, which benefited him as a teacher.

During his sabbatical in the USA, Lode became interested in Swedish massage. It doesn't sur­prise us because he has always been an athlete. He became a passionate massage teacher. He has trained dozens of blind people in Swedish massage techniques. Lode has enabled many blind people in the Philippines to have a profession and income through massage. I re­member him sharing how the words of appreciation of the blind people in tears had touched him. Even though Lode could be harsh and even irritable at times, he had a big grateful heart. To a confrere passing through Belgium who visited him in Torhout last year, he said: “They take such good care of us here in the house”.

With sadness, but also with gratitude, we say goodbye to Father Lode, the athlete who became a theologian, the young diocesan seminarian who became a Scheutist, the missionary who spoke and wrote about Jesus throughout his life. ■

Werner Lesage and Luc Colla
========================== Français
 Lode Wostyn (1937-2020)

à Tield (B) le 17 octobre 1937
Premiers vœux le 8 septembre 1960
Ordonné prêtre le 4 août 1963
Missionnaire aux Philippines et en Belgique
Décédé à  Torhout (B) le 2 octobre 2020 à l’âge de 82 ans.



Le Père Lode était le fils aîné d’une famille de huit enfants. Il a fait les hu­manités au Collège Saint-Joseph de Tielt, où il a excellé en tant qu’étudiant et champion-coureur du 400 mètres. En 1956, il se rend au Grand Séminaire de Bruges, d’où, après un an de philo­sophie, il est envoyé à Louvain pour obtenir une candidature en biologie. Il obtint son diplôme avec une grande distinction, mais Lode décida alors de devenir missionnaire de Scheut.

Après des études de théologie à Scheut et Louvain, Lode est envoyé à l’Université catholique de Lyon par ses Supérieurs pour obtenir une licence et un doctorat en théologie. Le Concile Vatican II avait déjà commencé et avait une influence majeure sur sa pensée et ses actions.

En septembre 1968, il se rend aux Philippines, en passant par les USA pour un bref cours d’anglais. Arrivé aux Philippines, Lode est d’abord devenu professeur au Séminaire San Carlos de Manille, puis à la Maryhill School of Theology et à d’autres instituts de théo­logie. Il devient plus tard directeur de l’Institut de Philosophie et de Religion de l’Université Saint Louis de Baguio. En 2015, le Père Lode rentre définiti­vement en Belgique.

Permettez-moi d’essayer de décrire qui était le Père Lode. Être mission­naire, religieux et prêtre était sa voca­tion. Il voulait vivre cette vocation en tant que théologien et professeur de théologie. Il était à l’aise avec de nom­breux thèmes de théologie, de la théo­logie de la libération à la missiologie. C’est surtout la Christologie et l’Ecclé­siologie qui le fascinaient le plus. Nous pouvons dire avec une grande certitude que Lode a passé toute sa vie à poser la question que Jésus a posée à ses dis­ciples : « Qui dites-vous que je suis ? ».

Lode était très critique et n’aimait pas les théories pieuses et sentimen­tales. Jésus et l’Église lui tenaient au cœur. Malheureusement, il n’y a tou­jours pas d’Église parfaite. Est-ce peut-être pour cela qu’il se considérait comme le « angry theologian », le « théologien en colère » ? Pourtant, son enthousiasme a inspiré des centaines de laïcs, religieux et séminaristes à mieux connaître Jésus et à faire de l’Église quelque chose de beau.

Un ancien collègue dressait de lui le portrait qui suit : un disciple fidèle de Jésus de Nazareth et du Royaume de Dieu, serviteur de l’Église des Pauvres, de bonne humeur, agréable et bon ami de collègues et d’étudiants, auteur de nombreux livres et essais sur la théolo­gie. Un ancien étudiant a écrit : « Merci père Lode pour vos connaissances et votre passion et pour avoir été simple­ment vous-même en tant que profes­seur de théologie. Merci d’avoir été si professionnel, et aussi pour les nom­breuses anecdotes et l’ambiance que vous avez toujours créée au cours de vos leçons.

Mais Lode était plus que le profes­seur de théologie. En tant que mis­sion­naire, il voulait être proche du peuple. Arrivé aux Philippines, il n’a ménagé aucun effort pour comprendre et parler le Tagalog, la langue nationale des Philippines. Il était fier d’enseigner dans la langue nationale. Son excel­lente connaissance du Tagalog le rap­prochait des gens et lui permettait de communiquer avec eux. Pendant les weekends, il a aidé nos confrères des paroisses autour de Manille et a parti­cipé aux célébrations eucharistiques en Tagalog. Pendant les longues vacances d’été, il aimait visiter des confrères dans les postes de mission éloignés dans les montagnes. De cette façon, il a appris à connaître l’âme des Philippins, ce qui lui a également profité en tant que professeur.

Au cours d’une période sabbatique en Amérique, Lode s’est intéressé au massage suédois. En fait, cela ne nous surprend pas parce qu’il a toujours été sportif. Il est devenu un professeur pas­sionné de massage. Il a formé des di­zaines de personnes aveugles aux tech­niques du massage suédois. Lode a per­mis à de nombreuses personnes aveugles des Philippines d'avoir une profession et une source de revenus grâce au massage. Je me souviens qu’il m’a partagé comment les mots d'ap­préciation des aveugles en larmes l'avaient touché. Même si Lode pouvait parfois être dur et même irascible, il avait un grand cœur reconnaissant.  À un confrère de passage en Belgique qui lui rendait visite à Torhout l’année der­nière, il a dit : « Ils prennent tellement bien soin de nous ici dans la maison. »

Avec tristesse, mais aussi avec gra­titude, nous disons au revoir au Père Lode, l’athlète qui est devenu théolo­gien, le jeune séminariste diocésain qui est devenu Scheutiste, le missionnaire qui a parlé et écrit sur Jésus tout au long de sa vie.

Werner Lesage et Luc Colla
Read 38 times Last modified on Wednesday, 17 March 2021 16:03

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