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Marcel Van Meirhaeghe


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Marcel Van Meirhaeghe

(1926-2019)

Né à Zingem (B) le 13 mai 1926. Premiers vœux le 8 septembre 1946. Ordonné prêtre le 29 juillet 1951. Missionnaire au Congo (Lisala et Kinshasa) de 1954 à 1992 ; puis en Belgique. Décédé à Torhout (B) le 8 février 2019, à l’âge de 92 ans.

Marcel était l’un des cinq fils d’une famille de fermiers, la famille Van Meirhaeghe, à Zingem, et il était fier d’appartenir à la famille de Rémi, notre confrère mort martyr en 1901 en Chine lorsqu’il tenta de libérer les chrétiens faits prisonniers pendant le soulèvement des boxers. Cela a peut-être joué un rôle dans sa décision d’entrer à Scheut, après ses humanités au collège d’Oudenaarde. Après ses études de philosophie et de théologie, Marcel a suivi deux ans de sciences politiques et sociales, et d’études africaines à l’Université Catholique, à Leuven. Ainsi, il fut bien préparé à partir pour la mission de Lisala en 1954.

Il débuta son premier terme missionnaire et exerça son ministère pendant 10 ans comme père voyageur et directeur des écoles primaires. Une fois bien rodé, il devint aumônier diocésain de la Jeunesse Ouvrière Catholique (JOC). Mais après son premier congé en famille, il accepta la demande des Supérieurs provinciaux d’avoir un plus grand nombre de confrères à Kinshasa en raison de la forte augmentation de la population là-bas.

Ainsi, de 1964 à 1976, Marcel fut curé de la paroisse Saint-Pie X à Ngiri-Ngiri, et de 1976 à 1984, curé-doyen de la paroisse Saint-Alphonse à Matete. À ce moment-là, il devint en outre directeur national de la Légion de Marie et fonda «Tinda Biso» (envoie-nous), le bulletin de formation pour ses membres. Il a également assuré la coordination de la traduction de la Bible en lingala et a collaboré de manière intensive à la création des «Villages Bondeko» (communautés de la fraternité) pour les personnes handicapées. Plus tard, quand il était recteur de la communauté CICM Saint-Raphaël II, il exerçait aussi la tâche de coordinateur de la Commission pour la pastorale familiale et fonda le bulletin de formation «Libota Esengo» (famille joyeuse).

Marcel a vécu à une époque où les missionnaires étaient encore appelés les meilleurs de nos frères et largement loués pour leur courage et leur dévouement. Quand il racontait ses nombreux engagements et ses expériences, il en était convaincu et était fier du travail accompli. Jusqu’à la fin de ses jours, il se souvenait de toutes ces réalisations dans les moindres détails.

Marcel était un homme très convaincu de son travail et il savait toujours ce qu’il devait faire et comment il pouvait continuer à le faire, même dans des situations difficiles. En fait, dans les circonstances en constante évolution, il n’était pas toujours facile de s’adapter, mais progressivement cela se faisait quand même.

Il a d’abord connu les années difficiles de l’indépendance, suivies de la rébellion et du passage de la pastorale à l’intérieur à celle dans la capitale, avec d’innombrables nouveaux défis. Puis, vint la dictature sans pitié du régime, une augmentation inimaginable de la pauvreté des gens, ainsi que les tentatives de l’Etat pour limiter l’influence de l’Eglise. Marcel a toujours réussi à trouver une solution et il prit de nouvelles initiatives pour continuer patiemment son ministère.

Quand Marcel revint en Belgique, après 38 ans, il lui a fallu une grande capacité d’adaptation pour devenir recteur à Schilde. La mentalité était radicalement changée en Belgique, et après avoir rempli sa tâche au bout de six ans, il s’engagea dans la pastorale missionnaire du diocèse de Brugge. À partir de la maison de Kortrijk, il a travaillé à Kontinenten, le centre missionnaire diocésain, et il parcourrait le diocèse pour promouvoir la pastorale missionnaire partout dans les paroisses. Mais il devenait de plus en plus difficile d’inspirer et d’encourager les gens à la vie missionnaire.

Ainsi, le temps des couvents missionnaires, des pieux volontaires missionnaires et des homélies enthousiastes sur la mission appartenait au passé, et il devait constater avec regret comment la pastorale missionnaire recevait de moins en moins d’attention. Pourtant, Marcel tint bon et resta tout aussi enthousiaste. Il parvint encore à combiner cet engagement avec sa tâche d’aumônier de la maison de repos Saint-Vincent à Avelgem. Il fut un missionnaire assidu et infatigable !

Après la célébration de son 92e anniversaire, ses forces ont progressivement diminué. Une chute apparemment insignifiante le faisait marcher de plus en plus courbé. Une petite opération à la jambe le garderait à l’hôpital pendant une journée, parfois une semaine. Il fut par la suite transféré à notre maison de Torhout pour quelques semaines, mais les forces perdues ne sont pas revenues, et il décida d’y rester pour de bon. Les hospitalisations se sont succédées jusqu’à nous l’arracher de façon inattendue. Le Sango Mokonzi (curé), si fort et si infatigable, est enfin entré dans le repos éternel et en jouit désormais auprès du Maître qu’il a servi toute sa vie, si fidèlement et avec autant de diligence. Repose-toi en Paix !

Erik Maes




Marcel Van Meirhaeghe

(1926-2019)

Born in Zingem (B) on May 13, 1926. First vows on September 8, 1946. Ordained priest on July 29, 1951. Missionary in Congo (Lisala and Kinshasa) from 1954 to 1992; then in Belgium. Died in Torhout (B) on February 8, 2019, at the age of 92.

Marcel was one of five sons of a family of farmers, the Van Meirhaeghe family, in Zingem, and he was proud to belong to the family of Rémi, our confrere who died a martyr in 1901 in China when he tried to free the Christians who were taken prisoners during the revolt of the boxers. This may have played a role in his decision to become CICM after his secondary school at Oudenaarde High School. After studying philosophy and theology, Marcel took two more years of political and social sciences and African studies at the Catholic University in Leuven. Thus, he was well prepared to leave for mission in Lisala, in 1954.

He began his first missionary term and exercised ministry for ten years as an itinerant priest and director of primary schools. Once well established, he became the diocesan chaplain of the Young Catholic Workers (YCW). But after his first home leave, he accepted the request of the Provincial Superiors to have more confreres in Kinshasa because of the sharp increase of the population there.

Thus, from 1964 to 1976, Marcel was parish priest of Saint-Pie X in Ngiri-Ngiri, and from 1976 to 1984, parish priest and dean of Saint-Alphonse parish in Matete. At that time, he also became the national director of the Legion of Mary and founded “Tinda Biso” (send us), the formation bulletin for his members. He also coordinated the translation of the Bible in Lingala, and collaborated intensively in the creation of “Bondeko Villages” (communities of fraternity) for disable people, and later, when he was rector of the CICM community of Saint-Raphael II, he was also the coordinator of the Commission for the Pastoral Care of the Family, and founded the bulletin of formation called “Libota Esengo” (Joyful Family).

Marcel lived at a time when missionaries were still called the best of our brothers and widely praised for their courage and their dedication. When he used to talk about his many commitments and experiences, he would do it with conviction and was proud of the work that had been accomplished. Indeed, until the end of his days, he could remember all these achievements in every detail.

Marcel was a person very convinced about his work, and he always knew what he had to do and how he could continue to do it, even when facing difficult situations. In fact, under the ever-changing circumstances, it was not always easy to adapt to the changing times, but gradually, the work was done anyway.

He first experienced the difficult years of independence, followed by the rebellion, and the change from doing pastoral work in rural areas to doing pastoral ministry in the capital, with innumerable new challenges. Then came the merciless dictatorship of the regime, with an unimaginable increase in the poverty of the little people, as well as all possible attempts by the State to limit the influence of the Church. Marcel always managed to find a solution, to take new initiatives, and patiently continue his ministry.

When Marcel returned to Belgium after 38 years, he needed a great capacity of adaptation in order to become rector at Schilde. In fact, the mentality of people in Belgium had radically changed, and when he had fulfilled his task as rector after six years, he became involved in the pastoral work of missionary animation in the diocese of Bruges. From our house in Kortrijk, he worked at Kontinenten, the diocesan missionary center, and traveled around the diocese to do missionary animation in parishes. It had become challenging to inspire and encourage people about missionary life.

In fact, the time of missionary convents, voluntary pious missionaries, and enthusiastic homilies on mission belonged to the past, and he had to note with regret how the pastoral of missionary animation received less and less attention. However, Marcel persevered and remained enthusiastic. He managed to combine this commitment with his ministry as chaplain of the Saint-Vincent retirement home in Avelgem. He was indeed a dedicated and tireless missionary!

After the celebration of his 92nd birthday, his strength had gradually diminished. A seemingly insignificant fall made him walk more and more bent. A small operation on the leg would keep him in the hospital for a day, sometimes for a week. He was later transferred to our house in Torhout for a few weeks, but the lost forces did not come back, and he decided to stay there for good. The hospitalizations followed one another quickly until he was unexpectedly taken from our midst. The Sango Mokonzi (Parish Priest), who was so strong and tireless, has finally entered the eternal rest and now enjoys peaceful rest with the Master whom he has served so faithfully and diligently all his life. Rest in peace!

Erik Maes



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