icon vimeofacebook

Michel Decraene


pic_6.png
Hommage au Père Michel Decraene (1935-1994)


Né à Mouscron (B) le 4 octobre 1935. Premiers vœux en 1956. Ordonné prêtre en 1960. Envoyé au Congo (Boma) en 1965. Décédé à Mbanza Kongo (Angola) le 22 mai 1994 à l’âge de 58 ans.

Le Père Michel Decraene est né en 1935 à Mouscron en Belgique. Il fit ses premiers vœux en 1956, ordonné en 1960, puis envoyé au Congo en 1965 dans le diocèse de Boma. Il fut professeur au Petit Séminaire de Mbata Kiela, qui se prépare à célébrer son centenaire. Il fut Supérieur provincial de de Boma de 1976 à 1984, Coordinateur de la Région d’Afrique, Conseiller général ; et fut élu Supérieur général au Chapitre de 1987. Après son mandat en 1993, il revint à Kinshasa pour partir à Mbanza Kongo (Angola), où il mourut le 22 mai 1994, à l’âge de 58 ans, alors qu’il était disponible et très animé pour commencer une nouvelle insertion dans la Paroisse de Noki (Angola), à quelques kilomètres de la ville portuaire de Matadi dans Province du Bas-Kongo, actuelle Kongo-Central.

C’est dans la chapelle du Noviciat Buisson Ardent de Kinshasa-Mbudi où nous nous sommes rassemblés le vendredi 26 avril à 16 heures, dans l’Octave de Pâques. C’est dans cette joie de la fête de la Pâques de notre  Seigneur Jésus-Christ, Ressuscité, que notre Supérieur provincial nous a invités au cimetière CICM de Mbudi pour inhumer les restes mortels d’une des grandes figures missionnaires de la Province, le Père Michel Decraene, qui va désormais attendre sa résurrection avec les confrères qui nous ont précédés auprès du Père et qui sont enterrés à Mbudi.

Inhumé en terre de mission, Michel a vécu pendant près de 25 ans au cimetière des Sœurs franciscaines de Mbanza Kongo, en Angola, où il fut enterré avec 4 autres religieuses missionnaires de la première évangélisation dans ce diocèse, décédées respectivement en 1909, 1910, 1913 et 1943. La raison fondamentale de ce transfert des restes mortels est la vétusté de ce cimetière, vieux de plus d’un siècle, sur un terrain de plus ou moins 40 m2, actuellement cloisonné entre un camp militaire, des nouvelles habitations et un dépotoir. D’où la nécessité de l’exhumation et du transfert des restes mortels.

Les restes des corps de ces vaillants religieux et missionnaires pouvaient donc être transférés ailleurs, notamment, dans un autre cimetière de leur Province en Angola, pour  les Sœurs franciscaines, et au cimetière du Noviciat Buisson Ardent de Mbudi, à Kinshasa, pour le Père Decraene.

Les résultats de l’exhumation, tels que révélés par le médecin légiste, se présentent comme suit : 5% des restes de celle décédée en 1909, 15% pour celles décédées en 1910 et 1913, et 20% pour celle décédée en 1943. Durant l'exhumation de ces dernières, en plus des restes corporels, nous avons trouvé deux croix que portaient chacune des sœurs enterrées en 1913 et en 1943.

Au sujet du Père Decraene,  les  restes corporels ont été évalués à 60%. Nous avons trouvé son crâne et sa prothèse dentaire intacts, son col romain, son étole violette, les os longs et les os courts, la couverture de laine et les autres linges qui ont servi pour l’envelopper lors de l’inhumation.

En procession, nous avons pris le chemin vers l’église des Sœurs, où la messe a été présidée par Mgr Vincente Carlos Kiaziku, OFM Cap., le jour de la fête de l'Annonciation de Notre Seigneur Jésus-Christ. C’est ces restes mortels que nous avons ramené, à part les linges qui ont servis lors de son inhumation à Mbanza Kongo.

Le Père Decraene Michel mérite d’être transféré dans sa Province pour les services rendus dans CICM. Cet homme à l’allure d’un véritable athlète mais, flexible dans la pastorale d’ensemble, avait marqué sa présence dans le diocèse de Boma. Mgr Basile, Vicaire général de Boma, le signale, en disant : « Un saint homme ! Un grand missionnaire, il a aimé la mission, il a marqué des foules. Qu’il repose en paix et qu’il resplendisse avec la lumière du Christ-Ressuscité ». C’est dans ce sens que Mr l’abbé Albert Vuna, formateur au Grand Séminaire de Boma, a émis un souhait : « j’aimerais me recueillir un jour devant sa tombe à Kinshasa ».

Tous les confrères CICM actuellement en terre de mission, spécialement, les quatre premiers de Ngoya, qui l’ont connu pour avoir prêché une  retraite au début de l’année académique 1982-1983, sont fiers que ses restes mortels reposent en paix à Kinshasa. Personnellement, je l’ai connu  durant tout le processus de ma formation initiale jusqu’à devenir prêtre, et il m’a nommé pour la formation des jeunes CICM, à la lumière de son exemple dévoué pour la cause du Christ. C’est durant son mandat de Supérieur général qu’il m’a choisi comme formateur CICM. Au fond, il a fait de moi ce que je suis aujourd’hui : prêtre CICM engagé et dévoué pour la cause du Christ, auprès de son peuple.

Le devoir de mémoire nous oblige donc à dire un grand merci à notre Supérieur provincial pour cette mission réussie. En fait, c’est un signe visible d’appartenance à CICM, notre héritage commun, sans oublier l’obligation de gratitude envers les confrères et les fidèles de la Province de Kinshasa, qui nous ont accompagnés à travers leurs prières et leur soutien moral pour cette grande réussite. 

De son vivant, le Père Michel Decraene avait démontré son sens d’appartenance et de leadership dans CICM, aux aînés et aux jeunes en formation, comme religieux et missionnaire doué des qualités et des vertus.  Philologue, il  a consacré une bonne partie de sa vie pour la formation du clergé diocésain de Boma comme professeur. Ce fut un ministère délicat et noblement assumé qui lui a valu l’exercice d’un troisième mandat comme Supérieur provincial, pendant le temps de crise profonde qu’a connu le diocèse de Boma.

Le doyen de la Faculté de Théologie de Kinshasa, Mr l’abbé Eleuthère, l’affirme en ces termes : « j’ai bien connu Michel Decraene, mon ancien professeur de latin avant de devenir Supérieur provincial, puis général. Mgr Mbadu d’heureuse mémoire, décédé avant son exhumation, le considérait comme un saint homme. J’espère que là-haut, il prie pour nous et pour les idéaux de paix et de fraternité qu’il a promus ». De l’Allemagne, Mr l’abbé Mantuba dit : « j’ai vu les images et j’étais content pour cela parce que, quand il est mort en 1994, j’étais au secrétariat de l’évêché et nous apprenions la nouvelle pendant qu’il était en train d’être enterré. Mgr Mbadu d’heureuse mémoire a beaucoup regretté et nous aussi, avec lui. RIP ». 

Le Père Michel Decraene a engendré plusieurs fils spirituels africains en vue de l’expansion de la mission CICM dans le monde. Il assuma la coordination de la Région d’Afrique, en résidant à Kinshasa. En 1985, lors du forum des CICM Africains à Eyonda, nos ainés avaient décidé que Michel ne participe pas aux travaux durant  la session. Mais à la fin de l’assemblée, le texte final lui a été remis pour réagir devant les confrères africains comme envoyé spécial du Supérieur général de l’époque, Paul Van Daelen, d’heureuse mémoire. Michel avait surpris toute l’assemblée par sa sagesse. Ayant découvert sa capacité de sagesse, Michel fut intronisé « chef coutumier » lors de la clôture de l’assemblée, en recevant les symboles ancestraux, à savoir : le bâton du chef et des anneaux à porter aux bras. C’était un geste prophétique, et la voie lui était tracée pour être élu Supérieur général au Xème Chapitre général en 1987, à Rome.

Un confrère CICM du Sénégal témoigne, en disant: « Merci à Michel pour le service rendu à CICM, surtout pour sa confiance aux Africains ». Aujourd’hui, les restes mortels de Michel ont été ramenés dans sa terre de mission pour qu’il soit parmi ses confrères qui ont œuvré pour l’implantation de l’Église particulière de Kinshasa.

Avant le transfert, Mgr Vincente Carlos Kiaziku, OFM Cap., Ordinaire du lieu de Mbanza Kongo, nous avait répété par deux fois, je cite : « Michel doit faire un miracle pour retourner dans son pays de mission ». En fait, de son vivant, Michel était un saint homme. Les témoignages de ceux qui l’ont connu et l’ont côtoyé en disent autant. Sa sainteté s’est manifestée et ses restes mortels sont présents parmi nous, et nous en  sommes les témoins. En fait, la sainteté de Michel nous a épargnés toutes les tracasseries tout au long de notre deuxième voyage à Mbanza Kongo, avec détermination pour ne pas effectuer un troisième voyage. C’était pour nous une autre manière de célébrer le Jeudi Saint, journée des prêtres, vécue dans la foi, l’espérance et la charité, avec notre cercueil dans le véhicule, en chemin de retour de Mbanza Kongo vers Lufu, pour arriver à 20h00 à Kinshasa.   

Ainsi, nous rendons hommage à une figure de proue, un modèle de vie religieuse et missionnaire, qui nous stimule à l’excellence dans un contexte de médiocrité, tout en gardant l’espoir dans l’avenir, comme l’avait annoncé Mgr Fridolin Ambongo dans son homélie de Pâques. Il est bon de retenir que Michel est le troisième confrère à être inhumé en terre de mission et, plus tard, transféré, à savoir : le Père Théophile Verbist, notre Fondateur, décédé en Chine et rapatrié en Belgique ; le Père Raphaël De la Kethule, décédé en Belgique et rapatrié à Kinshasa ; et, enfin, le Père Michel Decraene, décédé à Mbanza Kongo (Angola), dont les restes mortels ont été transférés et inhumés au cimetière CICM de Mbudi, à Kinshasa.

Le Cardinal Malula, d’heureuse mémoire, acclamait : « Kinshasa soit dans la joie car, le Seigneur est avec toi ». Nous pouvons dire de même pour Michel : « Soit dans la joie car, Dieu est avec toi ». À chacun de nous aussi, «  soyons dans la joie car, Dieu est avec nous ».  

Les trois textes bibliques choisis pour la liturgie de l’inhumation des restes de Michel Decraene nous invitent à vivre sur cette terre comme de bons intendants et non comme des propriétaires de la vie que Dieu nous a confié. Il s’agit d’être des vrais témoins de l’amour de Dieu et de l’Évangile auprès des fidèles vers qui nous sommes envoyés, dans l’exercice de la pastorale d'ensemble, avec cohérence et selon la volonté du Seigneur, afin de mériter l’héritage promis par le Père.

C’est dans ce sens que l’écrivain sacré dans le livre de la Sagesse (Sg 3,1-6.9) s’exclame : « Les âmes des justes sont dans la main de Dieu et nul tourment ne les atteindra ». Religieux et missionnaires, nous sommes invités à cultiver  le sens de la « justice » dans ce que nous faisons car, au soir de notre vie, nous serons jugés sur notre « amour », comme disait Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, patronne des missions.  

La première épitre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens (1Cor 15,51-57)  nous assure sur l’essentiel, l’amour de Dieu en faveur des êtres humains, en ces termes : « je vais vous dire un mystère : nous ne mourons pas tous, mais tous nous serons transformés ». Le pourquoi se trouve dans le verset 50. En fait, dit Saint Paul : « je l’affirme, frères : la chair et le sang ne peuvent hériter du Royaume de Dieu, ni la corruption hériter de la corruptibilité ». Que le Seigneur nous aide donc à faire le bien dans la mission qui nous est confiée, dans nos différents services et ministères ; de respecter les talents de tout un chacun et de nous encourager mutuellement, pour la bonne marche de notre Congrégation et notre Province de Kinshasa.                                  

L’Évangile de Saint Mathieu (Mt 25,31-46) nous garantit le vrai bienfait promis par le Père, non pas seulement au dernier jugement, mais aussi dans l’aujourd’hui et le monde présent : « Venez les bénis de mon Père et recevez en héritage le royaume qui vous a été préparé depuis le début de la fondation du monde ». En rapport avec Michel Decraene, nous pouvons donc dire que la mission a été accomplie et nous nous en réjouissons tous ensemble car, ses restes mortels sont désormais parmi nous. Nous sommes convaincus que Michel, comme un saint homme, nous a épargnés les tracasseries pendant nos deux voyages effectués à Mbanza Kongo. Il est décédé le jour de la fête de Pentecôte, exhumé le jour de la fête de l’annonciation de Notre Seigneur Jésus-Christ, transféré à Kinshasa, le jeudi saint et inhumé, le vendredi de la semaine dans l’octave de Pâques.

Ces contextes de fêtes liturgiques honorent la manière qu’avait vécue  notre confrère Michel, sa manière de servir le Seigneur dans la joie et la sainteté, afin de gagner l’héritage promis par le Père. C’est pourquoi,  nous pouvons acclamer à l'unisson : « serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup, entre dans la joie de ton Maître ».

Après la messe, le Supérieur Provincial a procédé aux absoutes et, en procession, l’assemblée s’est dirigée au cimetière, où Mgr Philippe Nkiere, CICM, Évêque émérite d’Inongo, a béni la tombe, suivi de l’inhumation. Ainsi, le Père Michel repose désormais au cimetière CICM du Noviciat Buisson Ardent de Mbudi à Kinshasa avec les autres confrères qui nous ont précédés dans la paix du Christ. Il intercède pour notre Congrégation et pour la Province CICM de Kinshasa.

Que la Sainte Vierge Marie, notre Mère et la Mère de l’Église, nous accompagne dans notre ministère d’évangélisation des peuples.

Floribert Body, cicm



Tribute to Fr. Michel Decraene (1935-1994)

Born in Mouscron (B) on October 4, 1935. First vows in 1956. Ordained priest in 1960. Sent to Congo (Boma) in 1965. Died in Mbanza Kongo (Angola) on May 22, 1994 at the age of 58.


Fr. Michel Decraene was born in 1935 in Mouscron, Belgium. He made his first vow in 1956, was ordained in 1960, and then sent to Congo in 1965 in the diocese of Boma. He was a teacher at Mbata Kiela Minor Seminary which was preparing to celebrate its centenary. He was Provincial Superior of Boma from 1976 to 1984, Coordinator of the African Region, General Councilor, and was elected Superior General at the 1987 Chapter. After his term of office in 1993, he returned to Kinshasa and left for Mbanza Kongo (Angola), where he died on May 22, 1994 at the age of 58, when he was still available and very enthusiastic to start a new insertion in the Parish of Noki (Angola), a few kilometers from the port city of Matadi in Bas Kongo Province, current Kongo-Central.

It is in the chapel of the Buisson Ardent Novitiate in Kinshasa-Mbudi where we gathered on Friday, April 26 at 4 p.m., in the Octave of Easter. It was in this joy of Easter of our Risen Lord Jesus Christ, that our Provincial Superior invited us to the CICM cemetery of Mbudi to bury the mortal remains of one of the great missionary figures of the Province, Fr. Michel Decraene who will now await his resurrection with the confreres who preceded us to the House of the Fr., and who are buried in Mbudi.

Buried in his mission land, Michel lived for almost 25 years in the cemetery of the Franciscan Sisters of Mbanza Kongo, in Angola, where he was buried with four other women religious missionaries of the first evangelizations in this diocese, who died respectively in 1909, 1910, 1913, and 1943. The fundamental reason for this transfer of mortal remains is the old age of this cemetery, which was more than a century old, on a plot of more than 40 m2, currently partitioned between a military camp, new houses, and a dump. Hence, the need for the exhumation and the transfer of the mortal remains.

The remains of the bodies of these valiant religious and missionaries could, therefore, be transferred elsewhere, that is, in another cemetery of their Province in Angola, for the Franciscan Sisters, and the cemetery of the Buisson Ardent Novitiate of Mbudi, in Kinshasa, for Fr. Decraene.

The results of the exhumation, as revealed by the forensic doctor, are as follows: 5% of the remains of the deceased in 1909, 15% for those who died in 1910 and 1913, and 20 % for the one deceased in 1943. During the exhumation of the latter, in addition to bodily remains, we found two crosses that were worn by each of the Sisters buried in 1913 and 1943.

Fr. Decraene’s remains were assessed at 60%. We found his skull and denture intact, his roman collar, violet stole, long and short bones, woollen blanket, and other cloths that were used to wrap him during the burial.

In the procession, we took the path that leads to the Church of the Sisters, where Msgr. Vincent Carlos Kiaziku, OFM Cap., presided the Mass, on the feast of the Annunciation of Our Lord Jesus Christ. It is these mortal remains that we brought back, apart from the linens that were used during his burial in Mbanza Kongo.

Fr. Michel Decraene deserves to be transferred to the Province for the services he rendered in CICM. This man, with the appearance of a true athlete but flexible in the pastoral field, marked of his presence the diocese of Boma. Msgr. Basile, Vicar General of Boma, points it out, saying, “A holy man! A great missionary; he loved the mission; he moved the crowd. May he rest in peace and may he shine with the light of the Risen Christ”. In the same way, Fr. Albert Vuna, formator at the Major Seminary of Boma, expressed a wish: “I would like to be praying at his tomb one day in Kinshasa”.

All the CICM confreres currently in mission territory, especially the first four of Ngoya, who knew him for having preached a retreat at the beginning of the academic year 1982-1983, are proud that his mortal remains rest in peace in Kinshasa. Personally, I have known him during the whole process of my initial formation until becoming a priest, and he appointed me for the formation of young CICM, in the light of his example. It was during his mandate as Superior General that he chose me as CICM formator. Basically, he made me what I am today: a CICM priest committed and dedicated to the cause of Christ, to his people.

The duty of remembrance obliges us to say a big thank you to our Provincial Superior for this successful mission. In fact, it is a visible sign of belonging to CICM, our common heritage, not to mention the obligation of gratitude to the confreres and the faithful of the Province of Kinshasa, who accompanied us with their prayers and moral support for this great achievement.

During his life, Fr. Michel Decraene had demonstrated his sense of belonging and leadership in CICM, to elders and young people in formation, as a religious and missionary endowed with qualities and virtues.

As a philologist, he devoted a good part of his life to the formation of the diocesan clergy of Boma as a teacher. It was a delicate and nobly assumed ministry which earned him the exercise of a third term as Provincial Superior, during the time of profound crisis experienced in Boma diocese.

The Dean of the Faculty of Theology of Kinshasa, Fr. Eleuthère, said: “I had known Michel Decraene, my former Latin Teacher, before becoming Provincial Superior, then Superior General. Msgr. Mbadu of happy memory, who died before his exhumation, considered him a holy man. I hope that there where he is now, he prays for us and for the ideals of peace and fraternity that he has promoted”. From Germany, Fr. Mantuba says: “I saw the pictures and I was happy for that because, when he died in 1994, I was at the Bishop’s Secretariat, and we learned of the news while he was being buried. Msgr. Mbadu of happy memory regretted a lot, and we too, with him. RIP”.

Fr. Michel Decraene engendered a lot of African spiritual sons for the expansion of the CICM mission in the world. He assumed the coordination of the Region of Africa while residing in Kinshasa. In 1985, at the meeting of African CICM in Eyonda, our elders had decided that Michel did not participate in the works during the session. But at the end of the Assembly, the final text was given to him to react before all the African confreres as a special envoy of the then Superior General, Paul Van Daelen, of happy memory. Michel had surprised the whole Assembly by his wisdom. Having discovered his capacity for wisdom, Michel was enthroned as a “traditional chief” at the closing of the Assembly, receiving the ancestral symbols, namely: the staff of the leader and the bracelets to wear on the arms. It was a prophetic gesture, and the way was paved for him to be elected Superior General at the 10th General Chapter in Rome in 1987.

A CICM confrere from Senegal testifies, saying: “Thanks to Michel for the service rendered to CICM, especially for his confidence in Africans”. Today, Michel’s mortal remains have been brought back to his mission land to be among his confreres who have worked for the implantation of the particular Church of Kinshasa.

Before the transfer, Msgr. Vincent Carlos Kiaziku, OFM Cap., the local Ordinary of Mbanza Kongo, had repeated to us twice, I quote: « Michel must make a miracle to return to his country of mission ». Indeed, while still alive, Michel was a holy man. The testimonies of those who have known him and who have met him affirm it. His holiness has manifested itself, and his mortal remains are now among us, and we too are witnesses of that. In fact, the holiness of Michel spared us all the hassle all along our second trip to Mbanza Kongo, with the determination to not make a third trip. It was for us a different way of celebrating Holy Thursday, the day for priests, celebrated in faith, hope, and charity, with the remains of Michel in the vehicle on the way back from Mbanza Kongo to Lufu, to arrive in Kinshasa at 20:00 hours.

Thus, we pay homage to a leading figure, a model for religious and missionary life, who stimulates us to be excellent in a context of mediocrity, while keeping hope in the future, as Msgr. Fridolin Ambongo proclaimed it in his homily of Easter. It is good to remember that Michel is the third confrere to be buried in the mission land and later transferred, namely: Fr. Theophile Verbist, our Founder, who died in China and was repatriated to Belgium; Fr. Raphael de la Kethule, who died in Belgium was repatriated to Kinshasa; and Fr. Michel Decraene, who died in Mbanza Kongo (Angola), whose mortal remains were transferred and buried in the CICM cemetery of Mbudi in Kinshasa.

Cardinal Malula of blessed memory cheered: “Kinshasa, be joyful because the Lord is with you”. We can say the same of Michel: “Be joyful because, God is with you”. To each of us too, “let us be joyful because God is with us”.

The three biblical texts chosen for the liturgy of the burial of the remains of Michel Decraene invite us to live on this earth as good stewards, and not as owners of the life God has entrusted to us. It is a matter of being true witnesses of the love of God, and witnesses of the Gospel to the faithful to whom we are sent, in the exercise of the overall pastoral work, with coherence, and according to the will of the Lord, in order to merit the inheritance promised by the Father.

It is in this sense that the Sacred Writer in the Book of Wisdom (Sg 3:1-6,9) exclaims: “The souls of the righteous are in the hand of God and no torment will ever touch them”. We, Religious and missionaries, are invited to cultivate the sense of “justice” in what we do because, at the end of our life, we will be judged on our “love”, as St. Theresa of the Child Jesus, Patroness of the missions says.

The first Epistle of St. Paul the Apostle to the Corinthians (1Cor 15:51-57) assures us of what is essential, that is, the love of God in favor of human beings, in these terms: “Behold, I tell you a mystery. We shall not all fall asleep, but we will all be changed”. The reason is in verse 50. In fact, says Saint Paul, “This I declare, brothers: flesh and blood cannot inherit the kingdom of God, nor does corruption inherit incorruption”. May the Lord help us to do what is good in the mission entrusted to us, in our various services, and ministries; to respect the talents of everyone, to encourage each other for the good of our Congregation and our Province of Kinshasa.

The Gospel of St. Matthew (Mt 25:31-46) guarantees us the true benefit promised by the Father, not only at the last judgment but also in the present day and present world: “Come, you who are blessed by my Father. Inherit the kingdom prepared for you from the foundation of the world. In connection with Michel Decraene, we can say that the mission has been accomplished and we all rejoice together because his mortal remains are now among us. We are convinced that Michel, as a holy man, spared us the hassle during our trips to Mbanza Kongo. He died on the day of the Feast of Pentecost, exhumed on the Feast of the Annunciation of our Lord Jesus Christ, transferred to Kinshasa on Holy Thursday, and buried on the Friday of the week in the Octave of Easter.

These contexts of liturgical celebrations honor the way our brother Michel lived, his way of serving the Lord in joy and holiness, in order to win the inheritance promised by the Father. That is why we can acclaim in unison: “good and faithful servant, you have been faithful in little things, I will entrust you with more, enter into the joy of your Master».

After Mass, the Provincial Superior proceeded to the absolution and, in procession, the assembly went to the CICM cemetery of the Buisson Ardent Novitiate of Mbudi in Kinshasa, where Msgr Philip Nkiere, CICM, Emeritus Bishop of Inongo, blessed the tomb, then followed the inhumation. So, Father Michel rests henceforth with the other confreres who have preceded us in the peace of Christ. He intercedes for our Congregation and the CICM Province of Kinshasa.

May the Blessed Virgin Mary, our Mother and the Mother of the Church, accompany us in our ministry of the evangelization of the peoples.


Floribert Body, cicm





Read 682 times Last modified on Sunday, 29 September 2019 08:47

Leave a comment

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.

The use of a cookie is a must-have for the quest to be a favorite of all serviced offerings. The accessibility of these services and the use of the service involves the use of the cookie