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Dec 03 2019

Michel Lenaerts

Michel Lenaerts (1922-2019)

Born in Genk (B) on September 12, 1922. First vows on September 8, 1943. Ordained priest on august 1, 1948. Missionary in Congo-Kasayi from 1949 to 1970. Parish priest in Zammelen in Guigoven (Diocese of Hasselt) from 1971 to 1998. Died in Sint-Pieters-Leeuw (B) on June 19, 2019 at the age of 96.

Michel, son of a farmer, the mischievous who could not find any birds nest too high, a footballer in his village of Langerlo, used to go by bike to the minor seminary in Saint-Trudon after primary school. He dreamed of becoming a missionary.

Hworked   in   Kasayi   for   21 years and paid great attention to agriculture. Very simply and with great patience, he could listen to peoplestorieand  sympathize with their joys and sorrows. He even brought a tractor from Belgium to help farmers. Later, he recorded all his missionary experiences in his book: Congo, the country or heart.” He did a good job. He was satisfied and happy, and yet he decided to stay in Belgium after 21 years.

He loved doing parish ministry. Zammelen, in the diocese of Hasselt, became his first parish, then after a few years, he also received Guigoven. Here again, he could be close to people, sympathize with them and get to know all the families, like a good shepherd. Michel loved the nature and above all the birds. So, it used to happen that the time of the Sunday mass was up and he was still at the dovecote. Every year, he used to take a break. He went with his friends to a European country and, each time, brought back beautiful souvenirs and nice photos for an album that he carefully kept.

When, after 28 years of pastoral work and six years of residence with his sister, he arrived at Kessel-Lo;  thernot  onlthe  confreres but also the canaries were his great friends.

A good believer is not just cred- ulous, but also dares to ask ques- tions and think for himself. Michel continued to read and search criti- cally in the Bible and in the books of theologians and spiritual writers. He did it very simply and honestly. Up to a month before his death, at the age of 96, he would spend a few hours every day on Kerknet. He could also exchange very modestly with other confreres about it. All that made him live, believe,  pray, doubt,  seek, would resurface when he would have a look at everything, quietly at an advanced age, and put it back in order. He was then more than 80 years old and, without any pretention  opresumptionhe  wrote down everything, 106 pages. Very striking and relevant.

Michel did not close himself up into theories and imaginations, because to be a Christian and to believe is, in fact, a way of life. He called it “the way from below” (Anselm Grün), from everyday life, from a simple commitment and the love of others. It is strange to see, especially in the last days, how he still paid so much attention to hunger and misery in the world. He would speak very briefly about it.

I would like to paraphrase what he wrote somewhere: “I struggled so hard, I searched and read. I have been annoyed by so many things, both inside and outside the Church. I was worried and sometimes anxious. I would better keep quiet now and silently look at the great mystery of life and have a more attentive look at the new beginning that is coming.”

In a typical way, Father Michel showed us the love of God. We are grateful to him for that.
May he rest in Peace!


Cyriel Stulens

Né à Genk (B) le 12 septembre 1922. Premiers vœux le 8 septembre 1943. Ordonné prêtre le 1er août 1948. Missionnaire au Congo-Kasayi de 1949 à 1970. Curé à Zammelen en Guigoven (Diocèse de Hasselt) de 1971 à 1998. Décédé à Sint-Pieters-Leeuw (B) le 19 juin 2019 à l’âge de 96 ans.

Michel, fils de fermier, l’espiègle qui ne trouvait aucun nid d’oiseau trop haut, footballeur dans son hameau de Langerlo, s’en allait à vélo au Petit Séminaire à Saint-Trudon après l’école primaire. Il rêvait de devenir missionnaire.

Il travailla au Kasayi durant 21 ans et y prêta une grande attention à l’agriculture. Très simplement et avec beaucoup de patience, il pouvait écouter les histoires des gens et sympathiser ainsi avec leurs joies et leurs peines. Il a même fait venir un tracteur de la Belgique pour aider les agriculteurs. Plus tard, il enregistra toutes ses expériences missionnaires dans son livre: «Congo, pays de mon cœur». Il y a accompli un bon travail. Il y était content et heureux, et pourtant, il décida de rester en Belgique après 21 ans.

La pastorale paroissiale l’attirait. Zammelen, dans le diocèse de Hasselt, devint sa première paroisse, mais après quelques années, il reçut aussi Guigoven. Ici encore, il pouvait être proche des gens, sympathiser avec eux et faire connaissance avec toutes les familles, comme un bon berger. Michel aimait la nature et surtout les oiseaux. Ainsi, il arriva qu’au moment de la messe dominicale, il se trouvait encore au pigeonnier. Chaque année, il devait prendre une pause. Il se rendait avec des amis dans un pays européen et en rapporta chaque fois de beaux souvenirs et des photos pour un album qu’il gardait soigneusement.

Quand, après 28 ans de travail pastoral et six ans de résidence chez sa sœur, il arriva à Kessel-Lo; non seulement les confrères, mais aussi les canaris furent ses grands amis.

Un bon croyant n’est pas tout simplement crédule, mais il ose aussi poser des questions et réfléchir lui-même. Michel continua à lire et à chercher avec un esprit critique dans la Bible et dans les livres de théologiens et d’écrivains spirituels. Il l’a fait très simplement et honnêtement. Jusqu’à un mois avant sa mort, alors âgé de 96 ans, il passait quelques heures chaque jour sur Kerknet. Il pouvait également échanger à ce sujet très modestement avec d’autres confrères. Tout ce qui le faisait vivre, croire, prier, douter, chercher, refit surface quand il regarda tout, tranquillement à un âge avancé, et le remit en ordre. Il avait alors plus de 80 ans et, sans prétention ni présomption, il a tout noté, 106 pages. Très frappant et pertinent.

Michel ne s’est pas enfermé dans des théories et des élucubrations, car être chrétien et croyant c’est une façon de vivre. Il appelait cela «le chemin d’en bas» (Anselm Grün), du quotidien, d’un simple engagement et d’un amour des autres. Il est étrange de voir, surtout les derniers jours, comment il témoignait encore de tant d’attention à la faim et à la misère dans le monde. Il en parlait parfois très brièvement. Je paraphrase ce qu’il a écrit à un certain endroit: «Je me suis tellement démené, j’ai cherché et lu. J’ai été agacé par tant de choses, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Église. J’étais inquiet et parfois angoissé. Je ferais mieux de me taire maintenant et de regarder en silence le grand mystère de la vie et d’avoir un œil plus attentif pour le nouveau commencement qui approche.»

D’une manière typique, le Père Michel nous a montré l’amour de Dieu. Nous lui sommes reconnaissants pour cela. Qu’il repose en Paix!

Syriel Stulens
Read 274 times Last modified on Tuesday, 03 December 2019 15:40

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