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Minoru Kokage (Max Defoux)


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Minoru Kokage (Max Defoux)

(1922-2019)

Né à Namur (B) le 25 août 1922

Premiers vœux le 8 septembre 1941.

Ordonné prêtre le 26 janvier 1947.

Missionnaire en Chine, au Japon, à Rome et en Belgique

Décédé à Nibuno (JP) le 15 décembre 2019, à l’âge de 97 ans.


Max, comme nous l’appelions, est né à Namur, dans une famille de 8 enfants , dont 5 filles et 3 garçons qui sont tous devenus prêtres, un jésuite, un diocésain et lui, Scheutiste ; une de ses sœurs est décédée et les 4 autres sont encore en vie. Max avait des contacts fréquents avec sa famille, surtout avec son frère et un de ses neveux par Skype, il y tenait beaucoup. Même hospitalisé il n’oubliait pas sa famille.

Il est entré en CICM en 1940 et dès ce jour il a commencé sa vie missionnaire.

Après son ordination Il est parti en Chine le 13 décembre 1947. Il m’a souvent parlé de son accident d’avion à l’atterrissage dans un cimetière en arrivant en Chine. Beaucoup d’entre vous le savent mais si certains aimeraient en savoir plus, je serai à leur disposition.

Max n’a pas pu rester longtemps en Chine à cause de la situation politique de ce temps-là. Et ainsi, il est venu au Japon. Il a beaucoup aimé le Japon et a toujours été fier d’avoir pu travailler avec des prêtres diocésains japonais Il a pris très vite la nationalité japonaise, ainsi son nom est devenu Minoru Kokage. Il m’a dit qu’avec la nationalité japonaise il serait plus apte à exercer son travail d’évangélisation. Et justement en ce temps-là les réfugiés d’Indochine arrivaient très nombreux et il a pensé qu’en étant citoyen japonais, il pourrait mieux les aider .

J’aimerais vous parler un peu de ses activités. Max était aumônier à la prison d’Okayama et lors d’une de ses visites en auto, au lieu de freiner il a appuyé sur l’accélérateur et a défoncé la porte de la prison. De ce fait, nous le taquinions en disant qu’il était un grand libérateur des prisonniers. Comme missionnaire il a travaillé au nord du Japon à l’Abbaye de Hakodate et aussi au Sud à l’Abbaye de Imari . Il a toujours partagé la vie des Trappistines. Il a aussi travaillé dans les paroisses de Himeji, Kakogawa, Shukugawa, Sakai, Okayama, Yonago, et Tamasato de Kagoshima .

Il y a un peu plus de 10 ans qu’il est membre de la Résidence, notre maison de repos, où très vite il y a été très actif. Pour éviter au facteur de descendre de sa moto, il allait à sa rencontre pour prendre le courrier. Pour cela, la Poste lui a offert un cadeau.

Tous les mercredis il allait acheter un pain à un boulanger ambulant pour l’aider à écouler sa marchandise. Chaque jour il aimait se promener et tout près de chez nous, il voyait les nouvelles maisons et à son retour il nous disait que c’était une nouvelle opportunité d’évangélisation.

En voyant un bébé, il a pris le petit pied en main et lui a dit“ tu as vraiment un pied de missionnaire”.  Même pour un bébé il a été missionnaire.

A la Résidence il a toujours préparé le petit déjeuner pour nous et même quand il a eu besoin d’une canne, il a continué à le faire. Max a toujours continué à rendre des petits services.

Il aimait beaucoup les religieuses, les Sœurs franciscaines de l’hôpital et les sœurs de la Présentation. Il m’a souvent dit qu’il fallait les aider autant que possible. Jusqu’à la fin il a continué à entendre les confessions des religieuses et à assurer à son tour la messe du matin jusqu’à son hospitalisation.

Hospitalisé il n’oubliait jamais de faire une petite croix au front des personnes qui venaient le voir. Au personnel de l’hôpital il disait de ne pas trop s’occuper de lui mais d’aller plutôt soigner les autres. Jusqu’à la fin il a pensé aux autres plus qu’à lui-même.

A travers beaucoup de petites choses il a été missionnaire jusqu’à la fin de sa vie , c’est ce que j’ai ressenti.

Maintenant confions Max au Seigneur. Qu’il y trouve le repos éternel . (...).

Max m’a laissé un message à vous transmettre à l’occasion de ses funérailles

Je suis reconnaissant pour tous les appels du Seigneur jusqu’à ce dernier. J’ai un seul regret de ne pas avoir assez répondu à ces appels, j’en demande pardon. Je vous suis reconnaissant pour tout ce que vous avez fait pour moi et je vous demande pardon pour mon manque de charité. Je vous quitte dans l’espoir de vous revoir un jour .

François Mouchet


Minoru Kokage (Max Defoux)

(1922-2019)

Born in Namur (B) on August 25, 1922

First vows on September 8, 1941.

Ordained priest on January 26, 1947.

Missionary in China, Japan, Rome and Belgium

He died in Nibuno (JP) on December 15, 2019, at the age of 97.

Max, as we used to call him, was born in Namur, in a family of 8 children, five girls and three boys. All the boys became priests: a Jesuit, a diocesan, and a CICM. One sister has already died, and the other four are still alive. Max had frequent contact via Skype with his family, especially with his brother and one of his nephews he cared very much. Even when he was hospitalized, he did not forget his family.

He joined CICM in 1940, and from that day onwards, he began his missionary life. After his ordination, he left for China on December 13, 1947. He often told me about his plane crash landing in a cemetery when arriving in China.

Many of you know about this incident, but if some would like to know more, I will be available to tell the tale. Max could not stay long in China because of the political situation at that time. And so, he came to Japan. He really liked Japan and was always proud to have been able to work with Japanese diocesan priests. He quickly acquired Japanese nationality, so his name became Minoru Kokage.  He told me that by having Japanese citizenship, he would be better able to carry out his work of evangelization. And precisely at that time, a large number of refugees arrived from Indochina, and he thought that by being a Japanese citizen, he could better help them.

I would like to tell you a little bit about his activities. Max was a chaplain at Okayama prison, and during one of his visits while driving a car, instead of braking, he pressed the accelerator and smashed the door of the prison. We used this and teased him, saying that he was a great liberator of prisoners. As a missionary, he worked in northern Japan at Hakodate Abbey and also in the south at Imari Abbey. He always shared the life of the Trappistines. He also served in many churches in various places such as Himeji, Kakogawa, Shukugawa, Sakai, Okayama, Yonago, and Kagoshima's Tamazato.

He has been a member of the Residence, our retirement home, for just over ten years. Indeed, he was very active. To prevent the postman from getting off his motorcycle, he went to meet him to take the packages. The Post office offered him a gift for that. Every Wednesday, he would buy bread from a street baker to help him dispose of his goods. Every day he liked to walk around the neighborhood. When he saw the new houses, he told us that it was a new opportunity for evangelization. When he saw a baby, he would touch the small foot with his hand and tell the baby: "You really have the foot of a missionary". Even for a baby, he was a missionary. At the Residence, he always prepared breakfast for us, and even when he had to walk with a cane, he continued to do so.  Max still continued to render small services.

He was very fond of the nuns, the Franciscan Sisters of the Hospital and the Sisters of the Presentation. He often told me that we should help them as much as possible. Until the end, he continued to hear the confessions of the nuns and, in turn, to ensure morning mass until he was hospitalized.

While he was in the hospital, he never forgot to make a small sign of the cross on the forehead of the people who came to see him.  He told the hospital staff not to take care of him too much but to go and treat others. Until the end, he thought of others more than of himself. Through many little things, he was a missionary until the end of his life, that's what I felt. Now let us entrust Max to the Lord. May he find eternal repose. (...).

Below is the message of thanksgiving he wrote for his funeral.
I am grateful for all of the Lord’s calls to me. I only regret not having answered these calls enough, and I beg your pardon. I am grateful for all that you have done for me, and I am sorry for my lack of charity. I am leaving you in the hope of seeing you again one day.


François Mouchet



Read 50 times Last modified on Monday, 17 August 2020 10:22

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