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    Notre Emblème

    Notre Emblème

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    AU SUJET DE NOTRE LOGO

     

    L’emblème CICM est publié pour la première fois dans le Chronica d’avril 1934 sans aucune explication officielle. Cependant, l’on peut considérer comme explication officielle de l’emblème CICM ce qu’on lit dans le « rapport du vicaire général au Chapitre général de 1947 ». Abordant la question de la vie religieuse en CICM, Jozef Vandeputte (il a dirigé la Congrégation d’abord comme Vicaire général après la mort de Constant Daems de 1935 à 1947 et comme Supérieur général de 1947 à 1957) s’adresse aux Capitulants de la façon suivante :

     

    Chacun de vous se rappellera encore que, à l’époque du dernier Chapitre (de 1930), il y’avait une certaine tension dans la Congrégation. La lettre de la Propagande de 1929, communiquant les résultats de la visite canonique faite l’année précédente par le Père Gubbels sur l’ordre de Rome, appelle l’attention sur un certain désaccord parmi les Scheutistes, et sur le désir de Rome de le faire disparaître le plus vite possible, notre Supérieur général Constant Daems (Supérieur général de 1930 à 1934) s’est alors efforcé sans tarder à rétablir entièrement la concorde et à la confirmer. Cherchant un remède efficace à cet effet, il a fait transférer la dépouille mortelle de notre Vénéré Fondateur à la Maison Mère.

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    The emblem of Constant Daems

    L’emblème de Constant Daems

     

    Il a voulu en faire le symbole du lien de l’unité dans la Congrégation, un lien qu’il voulait resserrer plus que jamais durant son généralat, comme il déclara lui-même solennellement dans son allocution au réfectoire de Scheut aux nombreux Scheutistes le dimanche 10 mai 1931, jour du transfert solennel (de la dépouille mortelle du Fondateur Théophile Verbist) à notre église de Scheut. Dans la même intention, il a refait les armes et le sceau de la Congrégation, et il y a introduit la devise « Cor unum et anima una ». Cela fut approuvé dans la réunion du Conseil (du Gouvernement général) du 5 octobre 1933, peu de temps avant son départ pour la Chine et les Philippines. Ce fut pour ainsi dire le dernier grand acte de son gouvernement effectif (Chronica CICM, No 7, novembre 2001, p. 214 - 215).

     

    1. La devise

    Théophile Verbist, mort prématurément, à peine cinq ans après la fondation de CICM, ne nous a pas laissé de devise. C’est le Père Constant Daems qui nous l’a donnée à un moment difficile de l’histoire de la Congrégation.

    Cette devise vient directement des Actes des Apôtres : « La multitude des croyants n’avait qu’un cœur et qu’une âme (4,32) ».

    Cette phrase exprime l’idéal de Dieu pour l’humanité qu’il a créée. C’est le cœur du message évangélique. En Jésus, nous sommes enfants de Dieu, par la force de l’Esprit ; et, par conséquent, frères et sœurs de la même famille.

    Constant Daems a choisi cette devise de fraternité et de joie qui deviendra plus tard une devise missionnaire.

    À partir des années soixante, cette devise sera de plus en plus mise en évidence dans les textes de la Congrégation et elle connaîtra un approfondissement considérable.

     

    motto

     

    La device « Un seul cœur et une seule âme » fait son entrée dans les Constitutions provisoires de 1968 (art. 4). Plus tard, le Chapitre de 1974, parlant de notre engagement missionnaire, déclare : « Nous voulons être signes et instruments de la fraternité universelle (Il faut que le feu brûle, p.45) ». La conférence générale de 1978 donne une attention particulière à notre vocation à la fraternité universelle en Jésus-Christ ; le rapport de cette Conférence est publié sous le titre « Ils n’avaient qu’un seul cœur et une seule âme ».

    Enfin, dans les Constitutions de 1988, nous rencontrons de nouveau la devise :

    « Missionnaires religieux de différentes races et cultures, nous vivons et travaillons ensemble comme frères. Un seul cœur et une seule âme, nous témoignons de la fraternité universelle dans le Christ voulue par le Père (art.2) ».

    Cette façon de voir est bien résumée dans cette phrase du Commentaire des constitutions (1989) : « L’idéal de la première communauté chrétienne,Un seul cœur, une seule âme” (Ac 4,32), est devenu notre devise missionnaire (p. 17) ».

    1. La vierge et l’enfant dans une niche attachée à un tronc

    C’est le plus ancien élément qu’on trouve dans les armoiries CICM. Dès l’année 1445, une statuette de Marie attachée à un tilleul par un pieux berger avait été vénérée à Scheut sous le vocable de Notre Dame de Grâce. On raconte que beaucoup de pèlerins se dirigeaient vers ce sanctuaire et qu’il eut aussi beaucoup de miracles dûment constatés. En 1455 on y érigea une chapelle. Au cours des siècles la chapelle fut détruite à trois reprises, par les Gueux (Protestants) en 1580, par l’empereur-sacristain Joseph II en 1783, et pendant la Révolution française. Pendant environ soixante ans, la chapelle est restée en ruine, abandonnée, quand en 1855, un habitant aisé de Bruxelles, J.C. Brabandt, ne pouvant plus voir la profanation de ce sanctuaire, acheta le terrain et la chapelle et fit restaurer celle-ci à ses frais.

     

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    Joseph Rutten (Supérieur général de 1920 à 1930) écrit que notre Fondateur Théophile Verbist avait une grande dévotion à Marie qui l’amena à Scheut, et ce fut la dévotion de plusieurs serviteurs de Marie qui le mit en possession du sanctuaire de Notre Dame de Grâce. Pourquoi nos Fondateurs ont-ils choisi le nom de CICM au lieu de Notre Dame de Grâce ? Voici une explication possible. La proclamation du dogme de l’Immaculé Conception en 1854, en ravivant la dévotion mariale, contribua à l’essor de la dévotion au Cœur de Marie et à répandre le vocable de « Cœur Immaculé de Marie ». C’est alors que partout dans le monde on adopta sa fête liturgique. On comprend que, dans ce courant de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, nos Fondateurs aient choisi le nom de CICM. Pourquoi alors le tronc miraculeux de Notre Dame de Grâce dans les armoiries de CICM ? Voici quelques indications. C’est à l’endroit de Scheut, près du sanctuaire de Notre Dame de Grâce, que la Congrégation est née. C’est là que nos Fondateurs ont vécu, qu’ils se sont rencontrés tant de fois, qu’ils ont prié à Notre Dame de Grâce. C’est là aussi qu’ils prièrent une dernière fois avant de partir en mission.

    Après le Chapitre général de 1974, un siècle après la mort du Fondateur, le vieux sanctuaire de Notre Dame de Grâce fut remplacé par une autre chapelle. La statue que J.C. Brabandt avait placée dans la chapelle restaurée dans les années 1855-1860 se trouve maintenant dans la nouvelle chapelle de Scheut.

    1. Le cœur entouré de douze étoiles

     

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    On dit souvent que le cœur aux douze étoiles renvoie à un texte de l’Apocalypse (12,1) : « Un signe grandiose apparut au ciel : c’est une femme ! le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ». Nos prédécesseurs ont opté pour une interprétation catholique traditionnelle et ont vu en Marie, la Femme aux douze étoiles.

    1. Les armes sont placées à l’intérieur d’un écu

    L’écu est le champ (bouclier) qui renferme les pièces des armoiries.

     

    1. (La vierge et l’enfant dans une niche attachée à un tronc) sur un arrière-fond d’hermine

     

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    En héraldique, une hermine désigne une moucheture noire sur fond blanc. Rappelant ainsi le pelage hivernal du gracieux mustélidé. L’animal symbolise de longues dates, le courage, la noblesse, la pureté.

    L’emblème CICM a eu tant d’autres changements et adaptations de moindre importance. Par exemple la forme ronde ou celle d’un écu de l’emblème ; la disposition changeante des différents éléments à l’intérieur de l’emblème ; on a dessiné l’emblème sur un pavé céramique de différents formats qui peut servir de poignée de porte ; certaines Provinces CICM ont ajouté des éléments, et traduit la devise ; l’emblème fait par le Gouvernement général, après le transfert à Rome (fin 1967), portait en latin le nom « Congrégation du Cœur immaculé de Marie, Scheut », mais sans devise. Ceux qui désireraient connaître les différentes étapes d’évolution jusqu’à l’emblème actuel sont priés de consulter les articles de notre confrère Nestor Pycke, « Emblème et spiritualité CICM 1re Partie dans Chronica CICM, no 7, sept.-oct. 2001, p.213-217 ; 2e partie, dans Chronica CICM, no 8, novembre 2001, p.260-266 ; 3e Partie dans Chronica CICM, no 9, décembre 2001, p.305-309.


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