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    Ceux qui nous ont quittés

    François Dierickx

    François Dierickx

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    Francois DierickxFrançois Dierickx (1934-2020)

    Né à Vilvoorde (Belgique) le 22 septembre 1934
    Premiers vœux le 8 septembre 1960
    Ordonné prêtre le 1er août 1965
    Missionnaire en Haïti (LAC) et en Belgique
    Décédé à Sint-Pieters-Leeuw (Belgique) le 22 novembre 2020 à l’âge de 86 ans. 

    Après sa formation de boucher et ses études secondaires chez les Salésiens à Kortrijk, François (Sus) est entré au noviciat CICM en 1959. Il aimait les recréations commu­nautaires et racontait des blagues.

    A la Maison provincial (Haïti), lors des apéritifs l’ambiance était gé­néralement chaude avec des discus­sions sur notre vie communautaire, notre manière d’évangéliser et sur ce qui prime entre notre être mission­naire et notre être religieux. Quelques-uns se mettaient en colère tandis que d’autres se taisaient quand on ne leur donnait pas raison. Mais lorsque nous arrivions à la table, les discussions finissaient. Sus prenait bien part à ces discussions avec conviction. Pour lui, pour aller de l’avant, se réaliser, les contribu­tions de chacun sont importantes.

    Sus organisait des rencontres avec les gens et envoyait des laïcs engagés à toutes sortes de sessions au centre diocésain de formation. Il a envoyé 17 agriculteurs en formation de six mois pour devenir animateurs. Cela a permis de créer des groupes d’agriculteurs dans toute la paroisse.

    Sus était fermement convaincu que la Bonne Nouvelle de Jésus de Nazareth devait être vécu ici et maintenant et que tous les êtres hu­mains sont égaux. Les autorités haïtiennes et en particulier les offi­ciers de l’armée étaient en effet des maîtres. Ce que Sus ne supportait pas. C’est pourquoi, il se heurtait ré­gulièrement aux autorités civiles et militaires. Cependant, il avait été aumônier de l’armée en Allemagne pendant trois ans et avait le grade de major. Et donc, pour les impres­sionner, Sus avait accroché une belle photo de lui-même en uni­forme militaire dans le salon du presbytère. Le chef de l'armée lo­cale du village, n'étant qu'un capi­taine, devait saluer son supérieur. Sus y trouvait du plaisir.

    Sus a souhaité que tous les hommes soient une bénédiction entre eux et un signe de paix et joie. Cher frère et ami Jésus-Christ, pre­nez notre frère Sus dans vos bras. ■


    par Jean Hostens